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Le palmarès 2014

19.10.2014 - 23:58

Best feature film:

Buzzard, Joel Potrykus, 2014, USA

Best short fiction films (ex aequo)

The Voice Thief, Adan Jodorowski, 2013, CHI, FRA, USA.

Straight to Video, Elizabeth Vazquez, 2013, USA 

Best short experimental film

Kudryavka Little Ball of Fur, Pikku Kippura, 2013, FIN

Best short animation film

Wawd Ahp, Stephen Girard, 2013, USA

Dix mille spectateurs

Ce sont 10’000 spectateurs et participants, ainsi que 110 artistes (réalisateurs, musiciens et performers) de 12 nationalités qui auront contribué à l’effervescence de la 13e édition du Lausanne Underground Film and Music Festival, au Casino de Montbenon et dans 8 autres lieux de la ville de Lausanne. Plus qu’une plateforme de présentation des oeuvres, le festival s’affirme comme un point de ralliement et de rencontre entre les artistes de différentes disciplines et de différents continents.

Avec une économie de moyens frappante, Joel Potrykus délivre avec Buzzard un long métrage original et subversif, avec un personnage principal particulièrement attachant et emblématique. «Je veux endormir le public, puis le frapper dans les couilles». Telle est la note d’intention du réalisateur qui signe là son second long métrage après le tout aussi nihiliste «Ape». Tout comme pour la cérémonie et le film d’ouverture, c’est une salle Paderewski (Casino de Montbenon) comble et enthousiaste qui a suivi samedi soir la cérémonie de clôture et le film « Reality » de Quentin Dupieux. La personnalité du réalisateur américain Trent Harris, aura irradié le festival de sa présence. Sa disponibilité, son expérience et sa dévotion au 7e art auront impressionné ceux qui l’ont côtoyé 5 jours durant. La projection en première mondiale de «La Femme bourreau» (1968) de Jean-Denis Bonan a fait salle comble, comme pour rendre justice à ce réalisateur qualifié de maudit, qui a personnellement pu présenter ses oeuvres au public.

Côté musique, la première soirée de la programmation musicale a offert un coupe transversale de l’histoire de la musique électronique, avec en ouverture le classieux concert donnée par le généreux Morton Subotnick, pionner de l’utilisation des nouvelles technologies en musique.
La soirée de jeudi a enthousiasmé le public et les organisateurs grâce notamment au système sonore de très haute qualité parfaitement contrôlé par une équipe technique spécialisée et rompue à l’exercice LUFF (relevé par de nombreux artistes invités). Aaron Dilloway a livré une performance sans compromis, démontrant une maîtrise des bandes magnétiques et d’effets électroniques inégalée et un engagement toal sur scène. La soirée s’est conclue avec un public se rassemblant autour de Stéphane Shibatsuji-Perrin, qui avec son projet «Les belles noiseuses»
manipule des poupées modifiées et transformées en instruments électroniques. Lors de la soirée de clôture,dans la nuit de samedi, le collectif hétéroclite et à géométrie variable Kuro Pipe, composé de 14 performeurs venus directement de Tokyo, a présenté à une salle comble une performance totalement surprenante, unique et inattendue.

Les médias du festival, repensés pour plus de réactivité on également contribué à l’ambiance du festival. LUFF.FM, la radio diffusée sur Internet a notamment produit deux émission quotidiennes, avec retransmission des concerts et de nombreuses interviews d’artistes.

 

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