En clôture de la compétition (et non pas du festival qui se termine le lendemain), et en première suisse, le LUFF est heureux de vous présenter le retour d'un cinéaste décidément trop rare!
Jennifer est née avec une anomalie pour le moins peu commune : elle possède sept clitoris ! Avec ça, on peut facilement imaginer que sa régulation hormonale n’a pas grand-chose à voir avec le commun des mortelles. Par conséquent, elle souffre d’une insatiable soif de sexe, combinée à un tempérament post-coïtal excessif incontrôlable, qu’aucun homme n’est jamais parvenu à gérer. Mais au fond d’elle-même, elle sait que quelque part quelqu’un l’attend. Quelqu’un pour qui elle est destinée. Et ce quelqu’un, il se pourrait bien que ce soit Batz, un jeune mec introverti qui semble avoir quelques problèmes relationnels avec la gente féminine, mais aussi avec son appareil génital – de là à dire que l’un découle de l’autre, il n’y a qu’un pas que l’on franchit avec hâte…
Dix-sept ans après le foldingue Frère de sang 3, Frank Henenlotter revient enfin avec une perle dont il a le secret et renoue avec les thèmes qui lui sont chers : marginalité, malformation physique, dépendance (au sexe dans le cas présent). Et Bad Biology semble lui venir droit du cœur. Une comédie déglinguée pour adulte, un cri d’amour lancé à la série B et à la Sexploitation dont Henenlotter est l’un des plus grands spécialistes – comme le savent les amateurs du label Something Weird Video. L’occasion pour lui de retrouver le maquilleur Gabe Bartalos, bidouilleur de latex pour Henenlotter depuis le génialement frappé Elmer (1987), et qui s’est également illustré sur la série des Cremaster de Matthew Barney.
Si Bad Biology est immédiatement indentifiable avec l’univers d’Henenlotter, la paternité du film en revient également à R.A. Thorburn, mieux connu sous le doux sobriquet de R.A. the Rugged Man. Rappeur de son état et producteur et co-scénariste du film, fan de cinéma horrifique, il a concocté trois scénarios avec Frank Henenlotter. Raison pour laquelle Bad Biology est truffé de représentants de la scène hip-hop : Remedy, J-Zone, Jedi Mind Tricks, Killah Priest, Reef The Lost Cauze, Prince Paul et bien sûr R.A.









