Peter Orlovsky retire son frère, Julius, d’un hôpital psychiatrique et entreprend un voyage avec Allen Ginsberg. Contrairement à la spontanéité investie dans Pull My Daisy, ce film met en scène les processus de travail nécessaires à l’élaboration du portrait de Julius. Dans l’incapacité de communiquer, il reste en retrait, nécessitant la mise en œuvre d’autres stratégies que celles d’un enregistrement documentaire. Le rôle principal de cette figure marginale est réinvesti par Joe Chaikin, directeur de l’Open Theater. La schizophrénie du protagoniste devient alors un modèle pour entrecroiser plusieurs niveaux de réalité. Les performances de l’acteur et du cinéaste s’élaborent comme une construction réflexive, à la fois dans l’action et en position d’observateur.
2008
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