Le lieutenant professeur Frank James Morley, génie environnementaliste et scientifique surdoué, vit seul, reclus sur une île au large des côtes australiennes. Au travers d’un rythme de vie monastique, il se concentre de manière obsessive sur la finalisation d’un projet pour le moins ambitieux et aux conséquences fatales : l’éradication pure et simple de l’espèce humaine dans le but de sauver une planète mourante….
Avec un style visuel épuré faisant la part belle à des décors naturels resplendissants, Martyn Park signe un métrage de science-fiction pour le moins singulier et tempéré, un peu à la manière de Tarkovsky, et dont la beauté des images contraste froidement avec une réflexion écologique des plus pessimistes. Et si le salut de la planète Terre était vraiment la disparition de l’Homme ? En ces temps de réchauffement climatique, de catastrophes naturelles à répétition, du surpopulation et de famine, peut-être que cette question finira par se poser d’elle-même. Frank James Morley, lui, a déjà réfléchi à la réponse…
Martyn Park est entré dans le 7e art par la petite porte. Employé dans un cinéma à l’age de quinze ans, il est promu projectionniste trois ans plus tard, l’occasion pour lui de se forger un solide bagage cinéphilique avant d’acquérir du matériel vidéo en 1996 pour se former à toutes les techniques de réalisation et de montage. Pour l’heure, Martyn a rédigé pas moins de dix-huit scénarios de longs métrages et en a porté deux à l’écran : Instant Karma (2000), et 1 and 0 nly.








