« J’ai voyagé à travers le monde et j'ai observé la mort durant plus de dix ans. Pourtant je ne peux toujours pas saisir ce qu’elle est véritablement, mais seulement ce qu’elle est matériellement. Néanmoins, j’ai réalisé que le chemin qui mène de la vie à la mort pointe sur la plus précieuse des vertus humaines : la dignité. » K. Tsurisaki
Né à Toyama en 1966, diplômé en littérature de l’université de Keio, Tsurisaki se lance dans le cinéma indépendant dès l’adolescence avant de s’essayer au porno après ses études supérieures. Mais c’est dès 1994 qu’il trouve véritablement sa voie en tant que photographe de terrain, parcourant les plus dangereuses régions du globe comme la Thaïlande, la Palestine, la Colombie ou la Russie. La mort devient son thème de prédilection, et ses clichés d’une grande crudité alliée à une esthétique morbide provoquent révulsion et fascination. Ses images parviennent surtout à altérer la perception répulsive de l’état de mortalité au profit d’une compréhension de la fragilité de la vie humaine ainsi que des rites et des coutumes élaborés autour du corps humain à travers le monde. Rapidement, il tient une première exposition à la galerie NG de Tokyo en 1995. Collaborateur du groupe Corrupted qui signa la bande son de quelques-unes de ses vidéos, il a, depuis, acquis une réputation internationale, comme en témoigne la sortie de ses livres « Révélations » et « Requiem de la Rue Morgue » parus en France chez IMHO/DWW.







