Le film m’a beaucoup touché, quand je l’ai vu pour la première fois en 2001.
Après l’avoir vu et revu, j’ai décidé de créer un DJ set pour accompagner le film en direct. Bien sûr, c’était très prétentieux d’enlever la musique de Philippe Glass, qui comme on le sait, est l’un des meilleurs compositeurs actuels et un pionnier de la musique minimaliste.
Le but de mon projet n’est pas de rivaliser avec la musique de Philippe Glass, construite entièrement avec et pour le film, mais bien de présenter une interprétation différente, voulant rendre une autre atmosphère à ces images uniques et extraordinaires. Il n’est pas question d’invasion intempestive, mais bien de mettre en valeur le film.
J’ai approché Koyaanisqatsi avec mes disques en 2005. La recherche est encore en cours parce que chaque jour je découvre de nouvelles musiques qui peuvent être utilisées pour cela. Enfin, c’est dans la profondeur des émotions de ce film que j’essaie de poser des musiques pouvant atteindre cette dimension, pouvant rendre ces images actuelles.
On le sait, aujourd’hui plus que jamais, l’homme a dépassé des limites pourtant clairement indiquées dans le film. On ne sait alors comment revenir en arrière ou adopter radicalement d’autres comportements… Voilà pourquoi j’utilise ces images : pour montrer le désastre dans lequel on s’engouffre depuis plus de 40 ans.
Benjamin Hubin









