Avec son premier long métrage, Terayama pousse un hurlement de contestation exutoire dont la radicalité est telle que d’un point de vue idéologique, narratif, esthétique et même musical, le film semble surfer sur la vague punk. Un mouvement qui n’apparaîtra pourtant que quelques années plus tard. L’auteur utilise ici le cinéma comme s’il s’agissait d’un ring de boxe (le film s’ouvre sur l’image d’un ring vide) sur lequel il s’apprête à affronter un passé pesant péniblement sur son esprit. Un moyen pour lui d’affronter ses démons, qui sont la famille et l’emprise du temps annihilant tout espoir de véritable liberté, au travers de l’histoire d’un adolescent allant de désillusions en désillusions. Le film lui permet aussi de s’exprimer au sujet d’une présence américaine oppressante. Il prend position par rapport à une société japonaise passive menée par une politique rétrograde, toujours plombée par la défaite du pays en 1945.
Avec le soutien du National Film Center, Tokyo 









