Après avoir été diplômé d’Harward en 1962 à l’âge de 22 ans, Conrad participe activement au développement du cinéma underground (notamment aux côtés de Jack Smith) et de la musique minimale (voir programme musical). En 1966, il se fait particulièrement remarquer avec son film The Flicker (projeté au LUFF 2003 dans le cadre du programme Flicker Boys), œuvre séminale du cinéma structuraliste aux effets stroboscopiques ravageurs. Après Four Square et Ten Years Alive on the Infinite Plain, deux œuvres d’ "expended cinema" nécessitant des projections sur écrans multiples, il entame en 1972 une série de travaux de paracinéma. Le médium filmique est altéré de diverses façons (frappé, cuit, électrocuté, …), transgressant les techniques usuelles d’impression d’images et de développement et questionnant ainsi les règles et limites cinématographiques traditionnelles. Dès 1975, après la réalisation de son flicker "structurel" Articulation of Boolean Algebra for Film Opticals, qui explore le contimuum entre le visuel et le sonore, il s’intéresse au support vidéo et s’interroge sur la relation aux autorités – implicite au visionnement d’une œuvre - tandis que ses pièces les plus récentes s’orientent vers des performances comiques.
Le programme suivant, scindé en deux parties, propose un regard sur la période paracinéma de Tony Conrad avant de se pencher sur les travaux vidéos de l’artiste.












