Thomas Lindsey est un type simple, commun, banal… si ce n’est qu’il collectionne les nids de frelons. Comme tant d’autres, il est en train d’essuyer une situation professionnelle difficile, alors qu'il a investi tout ce qu’il avait dans Wellness Corporation, en plus de leur offrir ses services. C’est d’ailleurs pour eux qu’il se retrouve en plein hiver dans une petite ville perdue de Pennsylvanie, loin de sa famille, tentant tant bien que mal de convaincre des investisseurs potentiels de s’intéresser à un business dont lui-même ne connaît finalement pas grand-chose. Et si Wellness Corporation n’était qu’une chimère ?
Wellness nous plonge aux côtés de Thomas Lindsey – impressionnant Jeff Clark - un gaillard certes sympathique, mais un peu fade qui ne semble pas forcément à sa place dans ce costume de vendeur auquel il tente malgré tout de s’adapter. Souvent confrontés à des situations inconfortables, voire pathétiques, on ne peut s’empêcher de développer une profonde empathie pour cet individu rempli de bonne volonté et de dévotion pour un employeur qui sait lui faire miroiter un avenir meilleur. Profond, sensible et authentique, Wellness trouve une dimension particulièrement impressionnante dans le contexte économique actuel.
Jake Mahaffy a étudié le cinéma à la RISD de Moscou (Russian State Institute of Cinematography). Dès 1996, il entame la réalisation de quelques courts-métrages expérimentaux puis d'un long métrage, War en 2004. Ses films se font remarquer à travers le monde, notamment dans des festivals tels que Rotterdam ou encore Sundance. Cofondateur de la boîte de production Handcranked Film à Boston, il développe actuellement un cours sur la réalisation cinématographique à l'Université de Wheaton, Massachusetts. Wellness est son deuxième long métrage.












