GX Jupitter-Larsen traverse le monde et saccage les scènes depuis 30 ans, avec son groupe à géométrie variable : les Haters. Ils s’étaient d’ailleurs arrêtés à Lausanne, ville de naissance d’Arthur Cravan (il n’y a que GX pour relever cela) avec sa « bêche tournante » (mini pelle montée de micro contacts et frottée contre une espèce de tourne-disque de papier de verre) pour sa 330ème performance. Afin de vernir la sortie de ses textes en traduction française, il nous revient accompagné d’une Haitress pour une performance à l’heure actuelle non dévoilée…
GX produit un univers musical fait de trous, de corrosions, de destructions systématiques et patientes, d’érosions. C’est la texture même de la matière, révélée mille fois imprévisible quand on la brise, qui intéresse l’artiste. Celui-ci ne fait pas de l’art, mais produit des instants intéressants, attend de l’érosion que quelque chose s’y produise, qu’une onde s’y déclenche, qu’une vibration brise le monde tel qu’on l’aperçoit, parfois laissant apparaître du neuf, rebuts percés au cœur même de son infini processus de corrosion.









