- En présence de Stephen Thrower
- Daniel Lesoeur
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Une vierge chez les morts-vivants
Jess Franco - 1971 - Belgique/France/Italie/Liechtenstein - VF - 87' - 35mmVoici un rêve hypnotisant gravé sur celluloïd. L’histoire d’une jeune femme naïve de retour à la demeure familiale pour la lecture du testament de son père. Elle découvre alors que ses proches sont des vampires, ou des fantômes, voire le deux à la fois. Le récit lui-même ne fait pas vraiment sens, mais le film possède une certaine magie. C’est absurde, magnifique, invraisemblable et totalement Jess Franco. L’histoire derrière le métrage est plutôt chaotique. Initialement tourné en 1971 sous le titre La nuit des étoiles filantes, il est resté dans l’ombre jusqu’à ce qu’une version baptisée Christina princesse de l’érotisme émerge sur les écrans français en 1973. Notons qu’aucun des titres ne fait allusion à de quelconques morts-vivants, cette notion étant arrivée plus tard comme argument de vente. Christina princesse de l’érotisme est plus érotique, avec l’ajout d’une orgie où apparaissent Alice Arno et Pierre Taylou, absents du montage initial. En 1978 sort Une vierge chez les morts-vivants, une troisième version alimentée par les fonds italiens de J.K. Films, après quoi un quatrième montage incluant une scène de zombies tournée par le ciné-poète Jean Rollin (sans doute lors d’un jour de repos) sort à son tour. Cette version est due à la firme parisienne Eurociné, dont les talents commerciaux visaient un plus large public sur le marché vidéo. Lister les thèmes du film – mort, inceste, perte de proches, corruption de l’innocence – peine à expliquer l’expérience diffuse et disloquée qu’il représente. Rien de suffisamment solide ne peut être dit pour en décrire l’ensemble, tout au plus pouvons-nous en définir quelques fragments d’images, des éclats de beauté visuelle, des discussions sinueuses et vaporeuses. Ce manque de cohérence n’a aucune importance, l’envoutement que l’on sent suinter du film est en soi une récompense. Il s’agit d’un cinéma poétique qui se doit d’être vécu comme une collection d’images fantasmatiques abstraites à la narration libertaires, comme un cauchemar érotique. Stephen Thrower
Projection(s)
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Zinéma 18 oct 2011 14:30
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Salle Paderewski 20 oct 2011 20:30



