Si des pays comme le Canada, le Japon, les États-Unis, ou la Belgique ont été des pôles d’attention privilégiés par notre équipe de programmation, c’est parce que le retentissement des œuvres marginales qui y ont été produites a aisément dépassé les frontières de leur patrie. Cela voulait-il dire pour autant qu’aucune production filmique "luffable" n’ait vu le jour en notre beau pays ? Certainement pas, et le contraire aurait été surprenant. Il aura suffi d’un peu de temps et de curiosité pour se rendre compte que la production nationale comporte elle aussi son lot de films étranges et mystérieux, d’œuvres fauchées et de bandes renégates qui méritent d’être (re)découvertes.
Plutôt que de nous orienter vers un style de film précis, et parce qu’au LUFF la diversité filmique nous tient particulièrement à cœur, cette sélection du côté obscur se veut aussi variée que possible, témoignant ainsi d’une richesse thématique et stylistique sans doute insoupçonnée par le plus grand nombre. En l’espace de sept films réalisés entre 1976 et 1989, le programme s’étend du film musical à l’euro-trash sanglant en passant par le documentaire anarchiste, et où un premier film morbide signé par une artiste débutante vient côtoyer un succès commercial oublié.
Au Zinéma sont projetées des œuvres suisses contemporaines. Ici encore la diversité des genres est de mise, court métrage, fiction, film musical, les styles diffèrent et se complètent.




